Statuettes anciennes, de véritables trésors du patrimoine local

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La décoration ethnique incite à l’évasion et au voyage. Outre cette fonction décorative, les bois sculptés et plus particulièrement les statuettes possèdent comme un petit supplément d’âme. Comme tous les objets anciens présents dans notre boutique, nos statuettes ethniques ont toutes une histoire qui leur est propre. Jadis utilisées pour honorer un ancêtre, pour accompagner un défunt dans l’au-delà ou simplement pour représenter une famille ou une tribu, nos statuettes anciennes embelliront votre décoration d’intérieur tribale authentique avec un profond respect pour la culture et les croyances des peuplades africaines.

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De nombreuses références authentiques, venues principalement d’Afrique de l’Ouest

Nous proposons ici plusieurs types de statuettes, qui peuvent avoir pour origine différents pays d’Afrique et qui possèdent toutes une légère usure naturelle, signe de leur vécu durant plusieurs années (voire des générations) et de leur authenticité.

Yoruba Ibeji (Nigeria)

Les statuettes Ibeji (qui peut également s’écrire Ibedji) représentent un couple de jumeaux, particulièrement sacré dans les peuplades Yoruba du Nigeria. Selon leurs traditions, les jumeaux ont une seule et même âme, très puissante. Lorsque, malheureusement, un décès survient, les tribus apaisent leur chagrin en veillant à honorer l’âme du jumeau parti, représenté dans une statuette rituelle. Elles prendront soin de la statuette Ibeji, la nourrissant, l’habillant et la lavant comme un vrai enfant. Chaque statuette Ibeji présente dans notre boutique est donc chargée d’histoire et de vécu, comme l’ensemble de nos objets anciens.

Ashanti Akua'ba (Ghana)

Le peuple Ashanti a également un attachement tout particulier à son artisanat et à ses croyances. C’est pourquoi leurs statuettes Akua-ba (aussi appelées Akua mma ou encore Akwaba) font partie du quotidien des tribus locales, notamment lors de prières et de cérémonies rituelles en l’honneur de leurs ancêtres. Poupées réputées pour favoriser la fertilité des femmes, elles sont choyées par les jeunes filles de la tribu. Disponibles dans de nombreux modèles, entre 30 et 40 cm de haut, nos statuettes Ashanti Akuaba authentiques et originales représentent toujours une femme stylisée, avec un visage plat sculpté et une forme de corps simplifiée en croix avec des seins saillants. Elles sont pour la plupart ornées de perles.

Ashanti Akan (Ghana)

A ne pas confondre avec les statuettes  Akua’ba de la même ethnie, bien que le style du visage s’en apparente, les statues de fertilité Akan Ashanti sont de tailles plus importantes (l’exemplaire présenté ici fait près de 70 cm de haut), réalisées dans du bois dense et placées sur un autel pour assurer la venue de beaux enfants. Notre exemplaire est monté sur socle.

Bateba Lobi (Burkina Faso)

Les statuettes Bateba ou Bouthiba (« qui murmurent des paroles obscures ») de la tribu Lobi sont des figurines qui étaient généralement placées sur l’autel après un rituel et avaient une fonction de réceptacles pour les esprits de la brousse (le Thil), devenant ainsi des êtres vivants et sacrés, sortes de traits d’union entre monde réel et au-delà, luttant contre les sorciers et autres forces néfastes. Ramené de la région de Ouagadougou, l'exemplaire présent dans notre collection est en bois dur avec une patine mate et de nombreuses traces de vieillissement. Monté sur socle.

Baga (Guinée)

Le serpent Baga (Kalimbe ou Bansonyi) fait référence à un esprit protecteur se manifestant sous la forme d'un serpent qui préside aux cérémonies d'initiation masculine dans la culture Baga en Guinée. Typiquement, pendant les jours précédant les cérémonies d'initiation, deux serpents sculptés apparaissent dans le village et sont décorés de banderoles et de bannières colorées. Les deux sculptures sont ensuite soutenues par des échafaudages et portées par plusieurs hommes cachés sous des feuilles de palmier et du tissu.

Lorsque deux serpents apparaissent, ils représentent «mari» et «femme», généralement interprétés comme les parents de l'initié. Les parents dansent dans un «duel simulé», signalant l'ouverture du festival d'initiation et prouvant que les deux sont tout aussi forts. Parfois, un seul serpent peut apparaître, représentant l'esprit protecteur qui se manifeste chez tous les adultes. Qu'un ou deux serpents apparaissent, tous célèbrent l'initiation des garçons à la vie adulte et sont habilités à protéger spirituellement tous les aspects de la vie du village. 

Le polychrome de notre exemplaire est très représentatif de ce type de pièces : les parties foncées renvoient aux choses malignes, le blanc (kaolin) à la paix, tandis que les coloris de terre expriment la puissance.  Hauteur +/- 107cm.

Bambara Nyeleni (Mali)

Ces figurines féminines connues sous le nom de Jonyeleni ou Nyeleni proviennent de la tradition artistique du peuple Bambara au Mali. Ces statuettes sont une idéalisation de la beauté féminine jeune. Elles sont utilisées dans les rituels d’initiation du Jo, l’une des rares sociétés secrètes à inclure les femmes parmi leurs initiés.

Le terme Nyeleni or Jonyeleni dont le nom signifie «petits ornements», est dérivé du nom d'une fille Bambara traditionnelle et a de multiples interprétations, y compris «jolie petite».

Les statuettes Bambara Nyeleni se distinguent par un visage fin, des seins et fesses proéminents ainsi que des jambes robustes légèrement fléchies. La forme générale peut être soit anguleuse (modèle #1) soit ronde (modèle #2). Hauteur : +/- 40cm.

Bambara Ciwara (Mali)

Présentés dans notre logique européenne dans cette rubrique réservée aux statuettes anciennes, le Ciwara ou Tyi wara, signifiant "tête du fauve de la culture" est en fait à l’origine un masque-cimier rituel en forme d'antilope-cheval que l'on rencontre dans la culture Bambara.

Lors des cérémonies rituelles de la société Ciwara, le cimier était fixé sur la tête des danseurs, grâce à un bonnet en vannerie. Les danses sont essentiellement liées aux rites agraires et donc à l’idée de fertilité mais également de fécondité.

Suivant les régions, les styles peuvent être légèrement différents. Ainsi, vous pourrez retrouver dans notre collection : 

-       le Ciwara de Ségou : sans doute le plus connu, à orientation verticale. Les masculins possèdent une crinière et les féminins portent souvent leur petit sur le dos, comme nos modèles #1 et #2.

-       Le Ciwara de Bougini : formé d'un assemblage de différents animaux, greffés les uns sur les autres et montés sur un quadrupède aux pattes fléchies. La crinière est souvent stylisée sous forme d'un zig-zag, comme c’est le cas de notre modèle #3.

-       Le Ciwara de Bamako : à la différence des précédents, ce type de cimier est de forme horizontale, avec une tête munie de longues cornes étirées horizontalement vers l'arrière et une gueule entrouverte (modèle #4)

Baoulé (Côte d'Ivoire)

Les statuettes anciennes des tribus Baoulé se distinguent des autres sculptures en bois par des représentations plus fines et détaillées d’hommes et de femmes. Les postures représentées rappellent les styles des statuettes égyptiennes, notamment avec un mouvement de bras ou de jambes ou les mains posées sur le ventre (modèle duo). Nous avons déniché l'un ou l'autre exemplaire de ces statuettes par un heureux hasard au cours de nos voyages, ce qui garantit l’authenticité de chaque objet présent sur notre site.

Retrouvez également dans notre collection un bel exemplaire de Blolo Bian, conjointe mystique de l’homme Baoule. Le Blolo est un univers parallèle, invisible au commun des mortels. Chaque époux possède le double de son conjoint terrestre.  C’est par exemple à la suite de troubles sexuels chez l’homme, de stérilité chez la femme., que l’homme aura en statue son épouse blolo bian et la femme, son époux de l’au-delà blolo bla.

Mumuye Iagalagana (Nigéria)

Les Mumuye vivent au Nord est du Nigeria, non loin de la frontière camerounaise. Peuple de cultivateurs, c’est cette préoccupation majeure qui les a conduits à la fabrication des statues appelées Iagalagana ou Supa pour notamment appeler la pluie. 

Ces statuettes ne représentent par les ancêtres mais incarnent un esprit de protection. Elles sont conservées dans le Tsafi ainsi que dans des enclos familiaux qui appartiennent à des personnages influents. Comme le Tsafi, les cases du maître de la pluie et du forgeron sont interdites aux femmes. Elles renferment les objets nécessaires aux rituels de la pluie. La possession de statues renforce le statut et le prestige du propriétaire qui le tenant dans les mains, dialogue avec elles et assure ainsi sa protection personnelle.

Leur taille varie de 30cm à 1,50m mais la moyenne se situe entre 60cm et 90cm (notre modèle mesure 70cm). La patine est obtenue grâce à un enduit à base d'huile ou de cire et la couleur varie du brun très foncé (c’est le cas de notre exemplaire dont la tonalité tire même vers le noir) au plus clair. Elles ont des traits allongés et de grandes oreilles percées, à l’image des lobes distendus des femmes de l’ethnie (les statues représentant des ancêtres masculins ont généralement des lobes pleins).

Une autre caractéristique qui est typique de l’ethnie, ce sont les longs bras toujours détachés du corps et semblant s’animer pour former des volutes autour d’un torse longiligne et épuré. La coiffure est généralement en forme de crête.  La plupart du temps, les jambes sont courtes et posées sur des pieds à peine ébauchés. Le modèle de notre collection en est dépouvu, ce qui est très rare.  Le tronc est cylindrique et entouré de multiples disques rappelant les célèbres femmes-girafe.

Chamba (Cameroun, Nigéria)

Installés depuis le 17e siècle sur la rive sud de la Benue au Nigéria ainsi qu'au nord du Cameroun, les Chamba ont résisté à de multiples tentatives de conquête, notamment des nomades Fulani. 

Les statues Chamba sont rares et leur utilisation reste méconnue. Elles semblent néanmoins liées au culte des ancêtres et de la « première mère », ainsi qu'aux rituels de guérison des maux de l'esprit.

Notre exemplaire est une ancienne statuette masculine debout, les mains reposant devant le corps, de part et d'autre de l'abdomen. Le visage présente une belle expression, rare dans ce type de sculpture, avec la bouche grande ouverte et une coiffure circulaire disposée sur le sommet du crâne. Elégante patine de surface sous laquelle on distingue des applications de pigments bruns-rouges. Provenance : Nigéria. H +/- 50cm.

Namji (Cameroun)

Ce n’est qu’assez récemment qu’ont été connues les statuettes des Namji ou Dowayo, peuple de montagnards animistes vivant au nord du Cameroun. Ces effigies représentent le corps humain en des formes élémentaires stylisées.

Dans un premier temps, elles ont été sculptées pour le jeu des petites filles. C’est la « poupée-jouet », sans ornement, souvent portée sur le dos à l’aide d’une ficelle.

Par la suite, elles ont été utilisées par des femmes stériles dans des rituels de fécondité. Elles sont alors richement parées et représentent l’enfant que toute femme souhaite avoir. Elles ont donc le pouvoir de combler la femme en lui apportant une naissance. On les appelle alors « poupées de fécondité ». C’est dans cette catégorie que se rangent les deux exemplaires de notre collection.

Fali Ham Pilu (Cameroun, Nigéria, Tchad)

Proche de la poupée Namji par son culte voué à la fécondité, la statuette Ham Pilu (« enfant de bois » dans la langue Fali) est un des présents qu’offrait le fiancé à la future épouse et qui en choisissait le sexe…  masculin (le seul vraiment souhaité !). Elle constituait donc un gage de mariage et l’espoir de fonder rapidement une famille. La jeune femme en prenait soin jusqu’à la naissance de l’enfant puis s’en séparait. La taille, le poids et la richesse de l’ornement renforçait l’engagement de la mariée.

La statuette Ham Pilu de notre collection en est un parfait exemple. Le corps est en bois, couvert de perles de verre multicolores, de cuir, cauris et amulettes. Chaque composant possède une double valeur esthétique et prophylactique. Le montage bruyant a pour fonction de repousser les mauvais esprits (ceux notamment qui empêcheraient la fécondité des femmes), les amulettes titchelu en corne de chèvre prises dans du cuir contiennent des plantes médicamenteuses qui protègent la femme et le futur nouveau-né, les cauris souvent assimilées au sexe féminin appellent à la fertilité du couple en complémentarité avec la forme phallique du corps de l'objet. Origine : Tchad. Dimensions : H38cm monté sur socle +/- 28x17cm. Assurément une des plus belles pièces de notre collection.

Moba Tchitcheri (Burkina Faso, Ghana, Togo)

Les Moba sont une population d'Afrique de l'Ouest, vivant au nord du Togo, particulièrement dans les villes de Dapaong et de Bombouaka et leurs environs, également au Ghana et au Burkina Faso.

Les statuettes Tchitcheri représentent un ancêtre symbolisé par un corps humain avec un visage abstrait. Elles étaient initialement plantées dans la terre. Elle a pour fonction principale de protéger la communauté. 

Les statuettes Moba sont reconnaissables à leur sculpture simplifiée à l’extrême présentant toujours le même shéma : une imposante tête sphérique parfois gravée de traits sommaires, reposant sur un corps et des membres filiformes. Elles ne sont pas sans évoquer les statues en bronze de Giacometti.

Seuls les fils de devin étaient habilités à sculpter cette effigie protectrice sensée représenter un ancêtre symbolisé par un corps humain abstrait. Cette activité étant réputée dangereuse et sanctionnée par une maladie en cas de non-respect explique probablement en partie la patine généralement brute et claire qui caractérisent ces statuettes.  On les touchait rarement. 

On distingue 3 grands types de Tchitcheri :

  • Les plus petits Tchitcheri Yendu, sont placés dans les tombeaux. Ils ne représentent aucune personne ou ancêtre en particulier mais sont le lien direct d'un individu avec la divinité.
  • Les plus grands sont les Tchitcheri Sakwa, de taille dépassant le mètre, qui évoquent la mémoire du fondateur d'un clan et sont souvent conservées au sein de la cellule familiale.
  • Entre les deux, les Tchitcheri Bawoong de taille moyenne (entre 25 et 90 centimètres de haut) sont conçus pour des tombeaux de famille. Ils représentent les ancêtres récents.

La statuette Tchitcheri présente dans notre collection est une Bawoong. Elle mesure environ 55cm de haut et est fixée à l’aide de 2 tiges métalliques sur un socle de bois brut. Elle provient du Togo. C'est une des pièces maîtresses de notre collection.

Kota Mahongwe (Gabon, RDC)

Le peuple Kota et le peuple Mahongwe vivent principalement à l’est du Gabon et à l’ouest de la République Démocratique du Congo. Les Kota proprement dits, ne sculptant pas eux-mêmes leurs objets culturels, faisaient appel à leurs voisins, les Mahongwe, pour réaliser les pièces dont ils avaient besoin. C’est pour cela que les deux appellations sont souvent indissociées lorsqu’on évoque leurs célèbres reliquaires.

Ces belles statuettes stylisées que sont les reliquaires Kota, étaient fixées au-dessus d'un panier en écorce ou en osier, le "bwété", contenant le crâne et les ossements d'un mort de haute lignée. Les paniers étaient conservés dans la case du chef du village. La taille des reliquaires variait avec l'importance du défunt.

Intermédiaires entre les vivants et les morts, les statuettes au visage de cuivre et de laiton repoussaient les forces invisibles du mal qui menaçaient le pouvoir protecteur des reliques. Le rituel funéraire permettait d’éloigner les morts et de les honorer afin de bénéficier de leur protection.

Notre reliquaire ancien Kota Mahongwe vient du Gabon. Quelques rares pièces possèdent un visage sur chaque face, évoquant l’ancêtre et un de ses descendants. C’est le cas de notre exemplaire. H35cm. Excellent état.

Dogon (Mali)

Les Dogon constituent un peuple renommé pour leur cosmogonie, leur ésotérisme, leurs mythes et légendes. La gestuelle y est une forme d'expression très élaborée. 

Parmi les exemples les plus représentatifs, on pense évidemment à cette pose du « penseur ».

La position assise, jambes croisées comme sur la statuette présentée ici, témoigne de la dignité et de l'importance du personnage représenté, de sa grande honorabilité aussi. C'est la marque de sa compétence qui lui permet de protéger et d'éclairer la communauté. Un proverbe africain le rappelle : "L'ancien assis les jambes croisées souhaite être salué avec respect" 

La tête appuyée sur la main montre la circonspection d'une personne qui réfléchit avant de parler ; cela peut aussi être l'attitude d'un ancêtre méditant sur la mort et montrant une grande tristesse.

Pour les Dogons, la séparation entre les deux sexes n’est pas absolue. L’hermaphrodisme montre la puissance vitale de cette statuette d’une hauteur de +/- 30cm.

Même si les styles varient, en fonction des villages, au gré des influences, l'art dogon possède la qualité immémoriale des oeuvres qui traversent le temps. Nourri de spiritualité, c'est un art qui va à l'essentiel. Austère et beau à la fois.

Notre exemplaire est monté sur socle.

Des articles uniques, façonnés il y a plusieurs années voire décennies par un artisan local

Chez Manjak, notre passion pour l’Afrique et toutes ses cultures nous a permis de faire des rencontres inoubliables de tribus locales, fières de leur histoire et de leurs traditions. Ce sont souvent ces familles qui nous font l’honneur de nous confier leur objet ancien afin de le faire découvrir par delà les océans. N’hésitez pas visiter nos autres catégories d’objets anciens et nos catégories d’articles de décoration ethnique-chic, pour laisser entrer un petit bout de culture africaine dans une pièce à vivre.

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